Lever à 4h pour notre première navigation de nuit. Nous longeons les côtes de FDF cap au Sud en direction de l’île de Sainte-Lucie qui se trouve à environ 25 à 30 milles nautiques, soit une cinquantaine de kilomètres de la Martinique.
La navigation de nuit a été une fabuleuse expérience! Pour optimiser la sécurité, nous sommes tous équipés de harnais et nos brassières doivent être attachées à la ligne de vie qui court tout autour du bateau. Le départ est assez délicat puisque nous devons nous placer à l’avant du bateau pour éclairer la surface de l’eau et tenter de repérer les bouées des casiers. Nous tâchons également d’identifier les phares et balises scintillant dans la nuit, mais souvent perdus au milieu des lumières des villages.
Dès qu’on atteint le large et les bas-fonds, nous pouvons nous détendre et regarder les étoiles… Le blanc des voiles tranche sur le ciel sombre, le vent tiède souffle bien, on se laisse bercer par le bruissement du sillage.
Une fois dépassé le Diamant, le vent forcit puisque nous entrons dans le « canal » de Sainte-Lucie, c’est-à-dire l’un des points de l’arc des Antilles où la mer des Caraïbes rejoint l’Atlantique. Dès lors, nous ne sommes plus « sous le vent » de l’île de la Martinique mais devons affronter les rafales des Alizés arrivant directement depuis l’océan. Conditions : mer assez agitée, grains fréquents, fort courant nous déportant vers l’Ouest, rallongeant notre route et nous forçant à remonter très au près sur la fin du trajet.
Mais Morgan et moi avons très bien vécu cette traversée (j’ai même dormi une partie du trajet, bercée par la gîte…) ce qui n’est pas le cas d’Aurélien et Thomas, secoués par un bon mal de mer, les pauvres.
Après environ 7h de traversée, nous arrivons en milieu de journée dans le luxueux port de Rodney Bay, où Jean-François notre moniteur peut effectuer la paperasse douanière, c’est-à-dire payer la clearance (taxe de séjour).
Sainte-Lucie est une ancienne colonie britannique, et un Etat indépendant depuis 1979. L’île colonisée étant passée 14 fois des mains des Français aux Anglais, de nombreux noms de lieux et termes créoles Sainte-Luciens, ont des sonorité francophones, comme la ville de Souffrière vers laquelle nous avons navigué le lendemain.
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Ici les parents : Waouhhh ! C’est magnifique ! On est très touchés par la partie ” Souvenir souvenir”… On a presque l’impression de sentir le parfum du citron vert dans le ti’punch ou d’entendre le bruissement des palmes dans les alizés du bord de mer. Je revois la petite blondinette de 2 ans, qui, dès qu’on arrivait à la plage, fonçait tout droit dans la mer comme un bébé-tortue de mer à peine éclos. Il fallait foncer derrière avec les brassards, pour l’équiper avant d’avoir à la repêcher d’urgence !!
Bon, elle a finalement appris à nager, on dirait. Bises, on attend le prochain post !
[...] À propos de notre stage commun : »Un bon départ« , « Cap sur Sainte-Lucie« , « Des pitons, des arcs-en-ciel et des dauphins« … [...]
J’imagine bien Carole en bébé-tortue avec maman qui lui court après sur la plage….
merci à vous deux pour ce blog qui me fait partager votre aventure.
kiss
@ Maman : contente que ça vous plaise… c’est fabuleux d’être ici. Hier, Clayre m’a fait manger une sapotille. Je ne connaissais ni le nom ni l’apparence du fruit et croyais goûter ça pour la première fois, or j’ai reconnu le goût!! Fou fou!
Gros bisous frangine
@ la soeur : j’ai vu que tu étais abonnée, tu es un peu dans ma valise!